Autres mondes musicaux, nymphes et lunes blondes…

” La musique est une loi morale,  elle donne une âme à nos cœurs, des ailes à la pensée, un essor à l’imagination. Elle est un charme à la tristesse, à la gaieté, à la vie, à toute chose. Elle est l’essence du temps et s’élève à tout ce qui est de forme invisible, mais cependant éblouissante et passionnément éternelle…”

Quelle musique écoutait Platon en écrivant ces mots?

Qui peut dire le sens précis de ses paroles? Comment chantait-on en grec ancien?

“Morale” : qui contribue aux bonnes moeurs ou qui met le moral, simplement- la même chose?

“Music was my first love, and it will be my last”, la musique d’Elton John…?

La musique qui vous plombe ou vous rend léger: même musique parfois, selon les moments.

Musique lointaines mais plus présentes, plus touchantes.

Musiques présentes, mais si lointaines parfois.

“Musiques du Monde”, drôle d’expression, musiques  des origines du monde, souvent.

“Sons”, “bruits, pour ne pas dire musique.

Sons, bruits qui sont aussi le vrai nom de la musique, sa part virile que l’on préférerait presque.

Musiques de castes, prises en otages, pauvres musiques écoutées par un demi public, l’autre paradant.

Musiques souvenir, comme un parfum dont on s’enivre dangereusement, ou qui fait mal.

Musiques belles, excessivement au-delà de ce qu’elle sont, et qu’on ne peut plus écouter- trop réminiscentes- on donne un cd, pour ne pas le jeter.

Musique tornades, coup de vent pour déboucher les oreilles, du free-jazz après Mozart, de la bossa après le oud oriental, de la chinoise après Brassens.

Et la musique du silence, the sound of silence, après une overdose de Django ou un vibrato de Fado submergeant.

Musiques comme des amis, que l’on ne comprends que plus tard, mais, elles, jamais trop tard.

Musiques qui ont leurs élus, leurs martyrs, leurs émus: leurs joueurs, leurs victimes.

Musiques que l’on doit fuir sous peine d’éclater en sanglots, musiques-cannes-à-pêche de nos sentiments les plus enfouis, gros poissons des profondeurs houleuses.

Musiques identitaires que certains portent comme des étendards sans jamais se demander s’il les aiment vraiment- musiques qu’on aime par habitude, parce qu’elles font partie de nous, et dont un beau jour, il nous arrive de divorcer, non sans peine froide.

Musiques aussi par lesquelles l’Autre nous rentre dans les oreilles et dans la peau, par lesquelles on apprend à l’aimer, grâce auxquelles on se souvient qu’on l’aime encore- part sonores de l’amour.

Musiques que l’on invente, que l’on crée, qui sortent de nous comme un enfant vagissant, la voix rauque, gauche encore, pas tout à fait juste, mais vivante.

Musique qui est pour certains un destin auquel on ne peut échapper sans faire entrer une petite mort en soi. Musique plus forte que la mort et qui fait la vie, et qui en dépassant l’amour nous rappelle qu’il existe.

Musique de toutes les divas, les troubadours, les mauvais chanteurs et les bons, des enfants et des adolescents qui cherchent au bout des cordes et des touches un sens à l’existence, une révolte, une beauté.

Musique sous la pluie et aux quatre vents, celle des madrigaux de Monteverdi qui chantent l’amour et la guerre, Mars et Vénus, à la croisée du son et du poème  et qui contient en germe la pop moderne et l’opéra. Le jeu expressif du texte fusionnant avec celui du son.

Musique-théâtre de l’âme et des ses tumultes…

soleil-noir

Lamento della Ninfa

“Phoebus n’avait pas encore au monde le jour remis

Qu’une demoiselle hors de chez elle sortit

Sur son pâle visage apparaissait sa douleur

Souvent s’échappait d’elle un grand soupir du coeur;

Piétinant des fleurs, elle errait ici et là,

Sur ses amours perdus pleurant, comme cela: …”

 

De fil en cordes me fait penser à (allez savoir)… De tumultes en joies:

 “Je rêvais d’un autre monde Où la Terre serait ronde Où la lune serait blonde Et la vie serait féconde Je dormais à poings fermés Je ne voyais plus en pieds Je rêvais réalité Ma réalité Je rêvais d’une autre Terre Qui resterait un mystère Une Terre moins terre à terre Oui je voulais tout foutre en l’air Je marchais les yeux fermés Je ne voyais plus mes pieds Je rêvais réalité Ma réalité m’a alité Oui je rêvais de notre monde Et la Terre est bien ronde Et la lune est si blonde Ce soir dansent les ombres du monde A la rêver immobile Elle m’a trouvé bien futile Mais quand bouger l’a faite tourner Ma réalité m’a pardonné M’a pardonné Ma réalité m’a pardonné Dansent les ombres du monde Dansent les ombres du monde Dansent les ombres du monde Dansent les ombres du monde…”
soleil-noir - Copie

 

 

 

 

 

 

 

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